Auteur : Asthom - Thomas MADER

Le crevard

– Asthom : 20 pièces d’or !

– Marchand : 80 pièces d’or.

– Asthom : 20 pièces d’or !

Asthom se trouvait face à un marchand de Nioubibront. Seconde plus grande ville de Morilayn derrière la capitale Talgard, située au nord-ouest de cette dernière, Nioubibront abrite une forte population humaine modeste à pauvre. Le jeune homme tentait depuis maintenant plus de dix minutes de faire baisser le prix d’un anneau magique vendu par un marchand installé sur le marché de la cité par tous les moyens. Mais vraisemblablement, dans sa quête de négociation, le « Crevard », surnom donné par les membres de sa guilde Les Extracteurs, se heurte à un commerçant très difficile en affaire. 

– Marchand : Mon prix reste égal au précédent.

– Asthom : Mais c’est une blague ! Ce bout de ferraille n’en vaut même pas la moitié de ce que je propose. Estimez-vous heureux que je vous en offre 20.

– Marchand : Monsieur est généreux. 80 pièces d’or.

– Asthom : Mais vous êtes bouché ?!

– Marchand : Non, je suis qu’un simple marchand.

– Asthom : Bon, je pense que nous sommes partis en mauvais terme. On oublie tout et on se comporte comme deux personnes civilisées. D’accord ?

– Marchand : Mais je le suis mon bon monsieur. Vous devenez agressif parce que je ne veux pas vous baisser le prix de cet anneau. Avez-vous une idée de sa rareté et de ses propriétés magiques ? 

– Asthom : Quelle importance ? Je sais juste que c’est rare. Et tout ce qui est rare peut se négocier à prix d’or auprès de pigeons.

– Marchand : Ce minerai qui s’y trouve incrusté est de l’amphilicite, un matériau sans aucun intérêt. Mais une fois transformé, l’amphilicite est capable d’absorber une quantité d’énergie incommensurable. Le minerai se gorgeant alors de magie, cet anneau devient alors indispensable pour tout aventurier bravant les multiples dangers de notre Monde.

– Asthom : Mouais… M’en fout. 20 pièces d’or !

– Marchand : Je ne cèderai pas.

– Asthom : Vous savez qui je suis ?!

– Marchand : Le chef des GS, Asthom Sacra. Oui, je connais votre identité. 

– Asthom : Hmm bien. Je vous ordonne donc de me le faire à 20 pièces d’or.

– Marchand : Votre statut ne vous octroie pas des réductions sur nos marchandises, et encore moins dans cette ville.

– Asthom : Vous savez que si vous êtes là, c’est en partie grâce à moi ?

– Marchand : Non.

– Asthom : Oh ! L’autre fois, j’ai sauvé un bébé moumoutte des crocs d’une horrible goule.

– Marchand : Bien essayé.

– Asthom : Et je ne vous ai pas dit, mais le maire de cette ville est aussi mon grand-père.

– Marchand : Je connais Monsieur le Maire, et je sais qu’il n’a pas de petit-fils. 

– Asthom : Rhâ… Vous ne comptez pas le lâcher pour 20 pièces d’or hein ?

– Marchand : Non. Mon seul prix est de 80, pas moins.

– Asthom : Ben tu sais quoi le vieux ? Étouffe-toi avec.

Le GS, bredouille, décampe du stand du marchand en lançant des injures à tout va.
Toutefois, une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Une jeune passante s’arrête devant l’échoppe du marchand.

– Ooooooh ! Il est joli cet anneau. J’imagine que ça doit coûter une petite fortune non ?

– Marchand : Eh oui jeune damoiselle, on n’en voit pas tous les jours des comme ça.

– Dommage… Ce n’est pas avec mes 15 pièces d’or que je vais pouvoir me l’offrir. Tant pis ! Hi hi hi. 

– Marchand : Attendez ! Si vous le souhaitez, je peux faire un petit geste.

– Mon dernier prix sera de 15 pièces d’or.

– Oooooh c’est trop gentil ! Merciiiiiiiii !

Furieux de jalousie et guettant de loin la transaction, Asthom ne manque pas une seconde pour exprimer le fond de sa pensée.

– Asthom : QUOI ?! Espèce d’enfoirééééééé !!!!!!!!!!!!!!!!

– Oh… On dirait que le monsieur là-bas n’est pas très content…

PARTAGEZ CETTE ŒUVRE

COMMENTAIRES